Claude DENAILHAC (8 février 2025)


Nous avons la tristesse de vous faire part du décès du colonel Claude DENAILHAC le 8 février 2O25, à l'âge de 94 ans.

Claude a rejoint dans l'éternité son épouse, Arlette, décédée en novembre 2021.

 

Ses obsèques ont eu lieu le 14 février en l’église de Lavérune, suivies de la crémation au complexe funéraire de Grammont de Montpellier.


Hommage au colonel Claude DENAILHAC

le vendredi 14 février 2025

en l’église Saint Pierre-aux-Liens de Lavérune (Hérault)

 

Engagé volontaire en 1948 à l’âge de 18 ans, Claude Denailhac quitte Limoges où il réside avec ses parents et ses deux sœurs, pour rejoindre le 3e régiment de Zouaves à Philippeville en l’Algérie.

Un an plus tard, dès 1949, il part au TONKIN (Indochine) pour rejoindre, en tant que sergent, le 2e Bataillon de Marche du 1er régiment des Tirailleurs Algériens du Groupement Mobile Nord-Africain, déjà présent en Indochine. Il y restera jusqu’en 1952.

En 1952, il retrouve le 3e régiment de Zouaves à Bougie dans le Nord Constantinois en Algérie en tant que sergent-chef.

Repéré pour ses aptitudes, ses chefs l’encouragent à reprendre ses études pour devenir officier. Après une préparation à Strasbourg, il intègre l’École Spéciale Militaire Interarmées de Coëtquidan en Bretagne avec la promotion "Lieutenant-colonel Amilakvari" / "Franchet d’Espèrey" (1955-1956).

Il revient alors en Algérie à Barika où il restera jusqu’en 1959 en tant que sous-lieutenant, puis lieutenant.

Sa carrière se poursuit à Saint Wendel en Allemagne, au sein du 2e Groupement de Chasseurs à Pied des Forces Françaises en Allemagne. C’est là que naîtra sa fille Béatrice.

Il reprend le chemin du Nord Constantinois en l’Algérie de 1960 à 1962, en tant que lieutenant puis capitaine.

 

À la suite de l’indépendance de l’Algérie, son épouse Arlette, rentre en France pour accoucher de leur fils Régis. Claude apprendra la naissance de son fils trois semaines après. Il restera en Algérie jusqu’à son affectation en novembre 1962 à l’École Militaire d’Infanterie de Montpellier, transférée de Cherchell. Il y restera de 1962 à 1967.

Petite anecdote concernant son arrivée à l’EMI Montpellier : « Il est le premier à entrer dans le quartier Guillot, le 1er  novembre 1962. Le colonel Robert TOUSSAINT n'arrivera que le lendemain ».

Il part ensuite de 1967 à 1972 au 16e Bataillon de chasseurs mécanisé des Forces Françaises à Neustadt puis Saarburg en Allemagne où il sera promu chef de bataillon.

En 1972, il quitte l’Allemagne pour la 43e Division Militaire à Limoges jusqu’en 1977, date à laquelle il sera nommé lieutenant-colonel. Il sera à l’origine de la création du 15e Régiment de Commandement et de Soutien à Limoges où il restera jusqu’en 1979. C’est ici qu’il aura son meilleur souvenir professionnel :

la Création, à partir de cadres et militaires du rang venant d’un peu partout de France, d’Allemagne et des DOM-TOM, de ce régiment (1977-1979) dont il était le commandant en second.

En 1979, il retrouve l’École d’Application de l’Infanterie (EAI) à Montpellier où il terminera sa carrière militaire comme chef du service des Relations Publiques. Il sera nommé colonel en 1982, et prendra sa retraite.

 

Il sera passé au fil de sa carrière militaire de simple Zouave de deuxième classe à colonel en 33 ans de carrière. Parmi les décorations qui lui ont été attribuées, il était particulièrement fier de 3 d’entre elles :

- la croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs avec une citation à l’ordre du Régiment ;

- la croix de la Valeur Militaire avec deux citations, une à l’ordre du corps d’armée, la seconde à l’ordre de la division.

- la Légion d’Honneur ; chevalier à 35 ans à peine, il refusera par la suite sa nomination dans l’ordre national du Mérite, et renoncera donc à tout avancement naturel dans l’ordre de la Légion d’Honneur. Il n’en éprouvera pourtant aucun regret. Sacré caractère.

 

À la retraite, il sera très présent dans le monde associatif de la défense, notamment à l’Amicale des Anciens et amis de l’EAI, à l’ANOCR, au club de bridge des officiers et à l’association sportive de l’EAI où il pratiquait le tennis. Féru de musique classique, Claude était unanimement apprécié de ses camarades.

Depuis le décès de son épouse Arlette, le 12 novembre 2021, il s’était retiré de la vie publique et vivait reclus dans sa maison de Lavérune, entouré de ses enfants Béatrice et Régis.

À Dieu Claude, repose en paix.